Non à l’exploitation sexuelle des enfants

Même s’il constitue un formidable levier socioéconomique, le tourisme international a entraîné dans son sillage le développement du tourisme sexuel et, plus préoccupant encore, l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. C’est un des enjeux sociaux les plus importants de notre industrie. Transat s’oppose fermement à cette forme d’exploitation et a entrepris de sensibiliser ses employés, ses clients et ses partenaires à la lutte contre ce fléau.

Portrait de la situation

Bon an mal an, plusieurs centaines de millions de voyageurs parcourent le monde. On estime qu’un voyageur sur dix est un touriste sexuel. Certains de ces voyageurs partent avec l’intention d’avoir des relations sexuelles à l’étranger, alors que d’autres se laissent tenter une fois rendus à destination.

Le tourisme sexuel est un enjeu mondial qui affecte la vie de millions de personnes. Il fait des victimes chez les adultes qui se retrouvent pris dans les mailles de réseaux et d’intermédiaires qui les traitent comme des objets sexuels et des objets commerciaux. Mais le tourisme sexuel cache une réalité plus sombre encore puisqu’il implique des enfants dans 40 % à 50 % des cas, selon les statistiques de l’Organisation internationale du travail.

Les estimations mondiales indiquent que l’exploitation sexuelle bouleverse la vie de quelque deux millions d’enfants, dont une majorité de filles, qui se voient ainsi privées de leurs droits fondamentaux, notamment la dignité, la sécurité, la santé et l’éducation. Là aussi, l'argent ou les biens et services donnés en échange ne reviennent pas nécessairement aux enfants, mais souvent à des tiers (intermédiaires, réseau, parents) qui profitent de ce commerce.

La pauvreté, le manque d’éducation et la « demande » sont quelques-uns des facteurs qui expliquent que cette situation touche bon nombre de pays dans le monde. Le problème est plus aigu dans les pays en développement, notamment dans les régions de l’Asie du Sud et du Sud-Est, des Caraïbes, de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Europe de l’Est, qui accueillent de plus en plus de voyageurs internationaux.

Cette demande peut être le fait de personnes mal intentionnées au départ, mais également de personnes qui profitent d’un séjour pour vivre une expérience « exotique », oubliant ainsi les interdits qu’elles respectent habituellement dans leur pays d’origine. Les touristes sexuels proviennent généralement des pays occidentaux et sont majoritairement des hommes – mais comptent également des couples et des femmes – de tous les âges et de tous les milieux.

L’exploitation sexuelle des mineurs est bien entendu illégale et, pour protéger les enfants contre ces abus, les gouvernements des principaux pays sources de tourisme ont adopté des lois extraterritoriales qui permettent de poursuivre une personne soit dans le pays où le délit a été commis, soit dans son pays d’origine.

Comme voyageur, votre responsabilité est double. D’abord, évitez de vous adonner à cette activité illégale qui constitue une des pires formes d’exploitation des enfants et qui vous met à risque également. Puis, signalez toute exploitation sexuelle d’un enfant dont vous auriez été témoin aux autorités policières de votre pays ou à des organismes qui luttent pour la protection des enfants en fournissant le plus de détails possible.

Pour en savoir plus, consultez les sites de l’UNICEF et d’ECPAT International, un réseau international présent dans 70 pays qui travaille à éradiquer l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.